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Lors de la Journée du Livre de Teyssieu j'ai proposé un petit atelier d'écriture sans prétention où il s'agissait juste d'inciter les lecteurs venus chercher quelques livres à se mettre eux-mêmes en position d'auteur l'espace de quelques lignes. J'avais donc choisi trois photos qui devaient servir de déclencheur, dont celle-ci qui a été la seule à provoquer l'écriture, sans doute parce que la 2CV est un élément très populaire et intergénérationnel, tout le monde a une histoire avec cette voiture, et d'ailleurs les premiers à s'être essayés à cet exercice d'écriture sont des enfants qui n'ont bien sûr jamais connu cette voiture. Avec cette photo j'avais proposé quelques consignes d'écriture en plus du texte libre: Évidemment ça n'est pas vraiment ce qui était attendu mais l'important c'est que cette photo ait pu susciter l'envie de mettre quelques mots dessus, le contrat est donc rempli. En plus cela a beaucoup amusé les personnes qui ont écrit, alors c'est encore mieux. Enfin j'ai trouvé ce petit mot après une petite absence (histoire de réchauffer un peu mes pieds): Je soupçonne mon voisin et lecteur occasionnel d'en être l'auteur! Là aussi j'ai trouvé ça excellent. • Commentaires :
Je me suis sentie tout de même un peu comme un chien dans un jeu de quille parce que je ne suis pas écrivain, tout simplement, et qu’écrire pour les autres ça n’a rien à voir avec écrire ses propres histoires. Je me dis que je ne fais pas partie du même univers qu’eux, que je n’en ferai sans doute jamais partie mais que de toute façon ce n’est pas mon but. Pouvoir échanger à propos de l’écriture ou d’autre chose, rencontrer des gens qui ne font pas partie de mon quotidien, voilà qui m’intéresse. Rencontrer des auteurs vivants me fait une drôle d’impression moi qui ne lit généralement que des auteurs morts depuis au moins deux siècles…Retour sur cette journée hors du commun. 9h30 - J'arrive sur les lieux où déjà les auteurs commencent à s'installer. On m'accueille très gentiment mais la perspective de prendre un nouveau café alors que le mien est encore en transit ne m'emballe guère, je rejoins donc le stand qui m'a été réservé. J'ai besoin de pouvoir brancher mon ordinateur portable (que j'étrenne pour l'occasion) ainsi qu'une imprimante, au cas où: il faut donc une multi-prise et il me semble que mon mari en a mise une dans la grande caisse de matériel dans le coffre de la voiture, un des organisateurs m'accompagne donc jusqu'à la voiture pour récupérer la prise et il est tellement content qu'il la prend et me laisse porter seule mon énorme caisse bien lourde...décidément, la galanterie n'est plus ce qu'elle était! Bon pour sa défense je me dis qu'ils doivent tous être un peu tendus et affairés à s'occuper des différents participants. 10h00 - J'ai fini de décorer mon petit coin de stand, on m'a déplacée en bout de table contre la toile du chapiteau pour que je puisse accrocher les documents que j'avais préparés pour mon « exposition » (un bien grand mot) ainsi que pour l'atelier d'écriture; ils sont même allés me chercher une petite table pour mettre papiers et stylos à la disposition des éventuels visiteurs tentés par une petite séance d'écriture. 10h30 - Mon voisin de table arrive et je suis ravie de mettre enfin un visage sur le nom de celui qui laisse parfois des commentaires sur le blog, s'inquiète du rétablissement de mon chien et qui habite en fait tout près de chez moi bien que nous ne voyions pas nos maisons. 11h00 - Les auteurs, qui ont l'habitude de se retrouver lors de ce genre de manifestations, se visitent les uns les autres et bavardent en attendant les visiteurs. Deux écrivains sont déjà venus me voir et ont pris des cartes de visite, l’air très intéressé, j’ai aussi discuté avec un autre écrivain public juste en face de moi, bref tout ceci me semble très constructif pour une première! Je me nourri de toutes les expériences que je peux et je trouve celle-ci très enrichissante. Jusqu'à midi pas mal de visiteurs commencent à arriver, malgré la grisaille. Il y a même des candidats pour l'atelier d'écriture: des enfants avec leur mère ont laissé quelques mots sur une des photos que j'ai proposées comme déclencheur de l'écriture. 13h15 - De retour après le repas au restaurant du village, offert par l’association, nous nous sommes presque fait virer par le second service d'écrivains affamés qui arrivait: il faut dire que 4O écrivains à faire déjeuner en deux heures ça chauffe en cuisine! Tout intellectuels qu'ils sont il faut bien se rendre à l'évidence: les nourritures spirituelles c'est bien mais les nourritures terrestres à l'heure du repas c'est quand même mieux. 15h00 - C’est incroyable j’ai réussi à donner trois ( 3!) cartes de visite!!! Les gens s’arrêtent un peu à tous les stands sans forcément s’intéresser aux livres, ils viennent aussi discuter avec les auteurs et je crois même que certains viennent parler d’eux-mêmes plus que des livres qu’ils ont envie de lire. C’est très curieux comme démarche, ils semblent venir chercher chez ceux qui ont su écrire des expériences parfois similaires aux leurs les mots qu'eux-mêmes n'ont pas su trouver. 16h30 - J’ai les mâchoires crispées et les zygomatiques hyper-tendus à force de sourire et de discuter avec tous les gens de connaissance qui sont venus bavarder un brin. On est venu me sollicier pour une autre journée du livre dans un village voisin. C’est la gloire.
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![]() Il a été paraît-il la star du dernier salon du livre de Paris, je veux parler du livre électronique. En fait de livre, et si j'ai bien tout compris, il s'agit plutôt d'une bibliothèque virtuelle, un petit objet bourré de nouvelles technologies qui permet de « ranger » des tas de livres virtuels eux-aussi. Mis à part pour emporter des tonnes de bouquins en prévision de vacances longues et extrêmement ennuyeuses, je ne vois pas trop l'intérêt de la chose. Je trouve ça tellement fade et impersonnel, froid, sans âme. En plus je trouve très désagréable le fait de lire sur un écran, demandez-donc aux gens qui travaillent en permanence sur leur ordinateur si c'est plaisant. Non, vraiment pour moi rien ne vaut un bon vieux bouquin, avec une couverture, des pages que l'on peut feuilleter en toute liberté avant de se décider à l'acheter chez le libraire ou bien le laisser, quitte à y revenir à un autre moment. Et puis il y a les bouquinistes...Ha, les bouquinistes, j'adore. J'adore aller farfouiller dans les bacs l'esprit totalement ouvert, sans aucune idée préconçue, sans être guidée par un rangement quelconque, plonger les yeux puis les mains parmi ces œuvres tellement disparates, aux couvertures hétéroclites et dont les titres et les auteurs sont souvent connus mais parfois plus mystérieux, voire énigmatiques... Après la vue et le toucher vient l'odeur: celle des vieux livres de poches qui me replongent immédiatement dans mon enfance. Ce n'est pas dans la maison familiale que je me retrouve alors mais dans le grand placard un peu fourre-tout de l'école où j'ai passé mes toutes premières années de classe. Dans ce placard parmi les jeux et les cahiers il y avait aussi quelques vieux livres hérités sans doute des maîtres qui avaient précédé notre institutrice, ils avaient cette odeur si caractéristique de papier et d'encre anciens qui semble indélébile. C'est un peu ma madeleine à moi en quelque sorte, et j'ai du mal à ne pas renifler ces vieux exemplaires quand il m'en tombe un sous la main. • Commentaires : |