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3/4/2011Carlos Ruiz Zafon, L'Ombre du vent
L'Ombre du Vent, Carlos Ruiz Zafon

Quelques lignes sur la couverture de ce roman espagnol mettent l'eau à la bouche et en même temps sonnent comme un air de défi : « Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez plus aucune chance de lui échapper. » Ah oui ? Voyons ça...

Et c'est vrai que c'est un livre prenant. L'intrigue nous emmène à travers une Barcelone en guerre, à la poursuite d'un mystérieux romancier au destin tragique. Le narrateur principal est celui qui s'est lancé à la poursuite de cet auteur, mais ce n'est pas la seule voix que l'on entend : différents personnages croisés tout au long de l'histoire viennent émailler ce récit un peu long (plus de 600 pages en version poche, tout de même) et du coup donnent du rythme et du souffle à ce qui sinon m'aurait semblé un peu « mastoc ».

Oui c'est vrai que finalement on se laisse très vite prendre et les pages défilent sans qu'on soit rassasié. Bref une lecture très agréable même si je dois dire que j'ai été parfois un peu déstabilisée par les changement de style dus aux différents niveaux de narration.


 

 
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28/3/2011Claude Duneton


Je me suis plongée avec délectation il y a de cela quelques temps dans le piquant La Puce à l'oreille de Claude Duneton, une sorte de dictionnaire qui n'en est pas vraiment un, une « Anthologie des expressions populaires avec leurs origines » ainsi que l'indique le sous-titre. Si vous êtes comme moi épris des mots et des expressions de notre langue ainsi que de leurs tribulations au long de l'histoire, ouvrez donc ce livre vous en aurez pour votre argent. Les expressions populaires et courantes y sont analysées, leurs origines expliquées, le tout dans un style des plus plaisants, loin de toute pédanterie, c'est très souvent drôle et au final il n' y a pas une page, que dis-je un paragraphe, où l'on n'apprenne quelque chose.

L'idée m'a pris d'aller faire une recherche sur cet auteur. Et là qu'est-ce que j'apprends ? Claude Duneton est un presque voisin puisqu'originaire de Lagleygeolle dans la Corrèze. Cette même recherche m'a appris que cet écrivain était aussi un singulier personnage : instituteur, professeur d'anglais, comédien, journaliste, essayiste, auteur dramatique, entre autres choses. Ce qui reste une constante en tous cas chez lui c'est son amour des mots et d'une langue qu'il a dû apprendre puisque né en 1935 sa langue maternelle est l'occitan dans sa variante limousine. Claude Duneton est un érudit mais qui jamais ne prend son lecteur de haut, au contraire : à sa lecture on se sent proche de ce fils de famille très modeste, et ce sont sans doute ses origines qui ont axé son travail de linguiste sur le parler populaire.

Et parce qu'il aime la langue et les mots, il s'irrite de cette tendance à voir les mots vider de plus en plus de leur substance, notamment dans les médias. Voici ce qu'il écrivait dans le Figaro littéraire en décembre 2002:

En danger de silence -

Il faut croire que les mots n'ont plus ni sens ni intérêt. Dans la gabegie communicante que nous subissons, notre société abuse des périphrases grandiloquentes pour biaiser les propos les plus simples en une curieuse partie de cache-cache langagier. On se demande si nous ne sommes pas finalement « en danger de silence », pour parodier un beau titre de Catherine Enjolet.

Prenez la violence faite à une gamine par une bande de jeunes violeurs, cela s'appelle maintenant du « viol en réunion » - réunion de quoi ? du conseil municipal ?... Le mot « réunion », je l'accorde, fait notable ; il décolle bien du sordide de la situation que les voyous eux-mêmes nomment une « tournante », ainsi on ne pense pas à « association de malfaiteurs ».

Toujours plus fort : un ami a entendu sur France Inter cette « incivilité » appelée « viol par pluralité d'auteurs ». Dieu que cela est élégamment formulé ! Et un essaim d'abeilles, c'est une « pluralité d'hyménoptères » ?

Un livre récent de Pierre Merle (Précis de français précieux au XXIème siècle La Renaissance du Livre, 176 p.) attribue ce travers verbal à une poussée de préciosité chez les Français - particulièrement ceux que l'on convie sur les ondes pour s'y voiler la face en famille - la télévision étant « à mi-chemin entre les salons de jadis et les bistrots du coin de naguère, un des principaux pourvoyeurs de modes et de mots ». Il s'agirait, selon l'auteur, d'un « désir de code » fort semblable à celui qui animait les précieux du siècle de Louis XIV - il y a sans doute des traces des fameuses « commodités de la conversation » dans l'utilisation du mot « émergent », par exemple, qui redore à présent le blason de la « nouveauté ». A force d'avoir servi à tout depuis trente ans, le « nouveau » a perdu sa vigueur persuasive. On parle de « mode émergente » pour une nouvelle toquade et d'« activité émergente » pour n'importe quelle forme d'occupation ou d'industrie nouvelle.

La « formation à la gestion de la violence » a également beaucoup d'allure dans le registre des préciosités: « Brillante formule utilisée par le ministre de l'Éducation Jack Lang le 27 février 2001 sur TF1 », précise Pierre Merle qui tient scrupuleusement ses fiches à jour. La phraséologie alambiquée suppose de surcroît que « la violence à l'école est un fait acquis, puisqu'il s'agit désormais de la gérer ». On peut s'attendre, accessoirement, à une épreuve de karaté dans les futurs concours de l'agrégation... Merle, persifleur, se moque de la « pédégère », version femelle du pédégé (PDG, souvent abrégé en dégé, DG, dans la conversation branchée).

Si nous étions encore des drôles, nous chanterions là-dessus la vieille chanson sur la « boulangère » dont les écus ne coûtent guère. Et à propos d'écus, que penser d'une élégante périphrase proposée entre autres par Le Monde (le 24 mai 2001) : « Personne en situation de précarité économique et sociale » ? Ah les pauvres ! Que les voilà vertueusement repeints !...

Puisque nous fêtons Victor Hugo, pourquoi ne pas moderniser son titre phare en version « émergente » ? « Les personnes en situation de PES » remplacerait agréablement le vulgaire « Les Misérables ». Le Précis de français précieux au XXIème siècle comporte ainsi un lexique à la fois cocasse et atterrant à l'usage de ceux « qui souhaiteraient rattraper le temps perdu ». Je suis surpris, pour ma part, qu'aucun journal satirique - il en existe d'excellents - n'ait eu l'idée de répertorier au jour, à la semaine, ces énonciations cachottières, ces mignardises médiatiques, dans une rubrique dont je fournis le titre gracieusement: « O Tartuffe, reviens ! »

 


 

 
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13/3/2011Les Sillons de la liberté

     Une caméra qui filme la vie d'un couple à la ferme pendant près d'une année, ça vous rappelle quelque chose, hein ? Tout faux, il ne s'agit pas de télé-réalité.

     Hier soir je suis allée assister à la projection d'un documentaire organisée par le comité des fêtes de mon village natal, à quelques kilomètres d'où je vis. Ce fut l'occasion pour moi de revoir d’anciens voisins et de replonger dans le monde agricole. Il s'agissait d'un documentaire dans la même lignée que d'autres du même réalisateur que la commune avait déjà projetés auparavant : des fermiers d'aujourd'hui mais qui travaillent, par choix, avec les méthodes ancestrales enseignées par leurs pères. Ce soir-là il s'agissant du film Les Sillons de la liberté, de René Duranton qui a réalisé pas mal de documentaires dans la même veine. Le réalisateur a suivi pendant près d'une année un paysan breton parfaitement atypique qui travaille la terre avec l'aide de ses chevaux, qui vit sans télé, ni radio, ni téléphone, vit au rythme des saisons et surtout qui se fait un point d'honneur de ne recevoir aucune aide ni subvention car il a décidé d'être libre. Libre il l'est en effet, autant qu'on peut l'être lorsque l'on vit au rythme des saisons, de la nature, sans autres contraintes que celle de récolter de quoi se nourrir et de soigner ses animaux.

     Du ramassage du goémon sur la plage qui servira d'engrais naturel dans les champs, à la moisson, en passant par les foins ou la fabrication du cidre, on découvre un monde très dur, physiquement épuisant mais où jamais on ne perçoit le moindre stress : pas d'inquiétude en regardant la récolte pour savoir si l'on pourra payer les traites du tout nouveau tracteur énorme qui encombre les champs devenus trop petits comme on le voit parfois. Entre ce paysan et sa compagne pas beaucoup de paroles, ce sont des taiseux, et des pudiques aussi sûrement. Lui a choisi de travailler ainsi lorsqu'il lui a fallu reprendre l'exploitation, tous ses camarades de classes voulaient devenir marins, lui voulait être paysan, un marginal en somme. Et comme il n'était pas du genre à faire les choses à moitié il a refusé de se plier au jeu de la production intensive, du tout pesticide et du « toujours plus ». Sa compagne quant à elle est venue de Normandie faire un stage dans le monde agricole dans les années 80 car elle ne se voyait pas travailler dans un bureau après des études de secrétariat plutôt subies que choisies, elle est venue chez ce paysan, est repartie puis est revenue pour ne plus le quitter, lui son aîné de vingt ans. Ensemble ils mènent une vie telle qu'elle devait l'être il y a de cela 50 ans, avec leurs chevaux et des outils hérités de leurs aïeux : herse, lieuse, batteuse, des engins acquis par les grands-parents qui faisaient alors figure de pionniers ! Lui aujourd'hui passe pour un doux rêveur et un original. Et il fait des émules puisque l'on voit tout au long du film qu'il est aidé par un de ses voisins, âgé d'une quarantaine d'année qui après sa journée à l'usine cultive quelques hectares de terre exactement sur le même mode.

     Pour moi c'était comme une visite au musée, et en même temps revenaient à moi des images de mon enfance, non pas que j'aie vu mes parents travailler de la sorte, mais parce que je reconnaissais des outils oubliés et poussiéreux et dont les poules avaient fait leur perchoirs dans le fond des granges et des hangars de la propriété familiale, tous ces engins qui étaient morts je les voyais revivre là sur l'écran, et pas dans un film d'époque mais en 2009. Ces souvenirs étaient relayés par les commentaires de l'assistance, composée de paysans non plus bretons mais ségalins, et qui en occitan se rappelaient des anecdotes, des épisodes de leur enfance, s'étonnaient de voir encore fonctionner ces machines pour le moins rustiques, et la nostalgie aidant je les sentais presque envieux du choix de vie qu'avait fait cet homme, de son courage, de sa vaillance.

     J'avais emmené mon fils aîné car je me disais que ce serait intéressant pour lui de voir quelque chose dont il entendait parfois vaguement parler par ses grands-parents mais dont il n'avait aucune image, et de fait il a été très intéressé et a regardé tout du long ce film avec beaucoup de curiosité. C'est quelque chose qu'il ne pouvait pas connaître et qu'il ne reverra sans doute plus, je trouvais important qu'il puisse le découvrir. Entre nous c'était quand même mieux qu'un Disney...


 

 
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30/12/2010Retour à la tradition

Les cartes de voeux virtuelles c'est bien pratique, gratuit, rigolo et tout ce qu'on veut. N'empêche, c'est bien impersonnel à l'image des cartes  qu'on reçoit  et qui ont été envoyées dans la foulée à tout le carnet d'adresse : une misère.

Alors cette année je me suis remise à la bonne vieille carte acheminée par ces zélés employés de notre cher service public à qui il faut bien donner du travail si on veut garder notre bureau local, pardon notre agence postale : je me fais un devoir de tout poster dans mon village histoire de maintenir le volume, c'est une goutte d'eau mais en ces temps de déshydratation du budget et de déménagement du territoire, c'est toujours ça. Oui je sais je suis un peu naïve.

Donc à moi les cartes fournies gracieusement par Handicap International en remerciement de ma petite obole, ou les cartes un peu kitsch avec des jolis paysages enneigés parsemés de quelques paillettes qui ravissent toujours les plus anciens parce que sans doute cela leur rappelle celles de leur enfance. Et puis comme notre aîné est entré au CP ça lui fait un petit exercice d'écriture : il est ravi de pouvoir griffonner quelques mots aux grands-parents, et moi ça m'évite d'avoir à me creuser la tête pour un petit message original.

Maintenant que tout a été cacheté, timbré, posté nous vivons dans l'attente d'une réponse par le même biais (et j'enrage quand on répond par téléphone, quelle muflerie) pour le plaisir de décacheter et découvrir à notre tour une jolie petite carte bien désuète qui nous ravira. Ah, le bonheur c'est simple comme un petit mot.

 

Alors bonnes fêtes de fin d'année à tous.

 

 

Teyssieu enneigé 


 

 
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30/12/2010Cher journal...
Lorsque j'étais adolescente l'idée me vint un jour de tenir un journal intime, je crois que ce fut après la lecture du livre  Les Cornichons au chocolat , d'une certaine Stéphanie dont on apprendra bien plus tard qu'il s'agissait en fait de Philippe Labro. Comme n'importe quelle jeune fille j'y racontais mes joies et bien sûr le plus souvent mes peines, je m'y emportais contre tous ces adultes, surtout mes parents bien sûr, qui ne me comprenaient pas, pauvre petit Caliméro que j'étais. Je consignais dans de simples cahiers d'écoliers tous mes gros tracas et mes petits soucis.

Les années passèrent, mes préoccupations changèrent mais je restais accro à mes cahiers que je continuais de noircir avec de plus en plus d'application et de plus en plus de « style »: je veux dire par là qu'il ne s'agissait plus comme au début d'écrire ce que je n'osais pas toujours dire mais que je me plaisais à rendre la relecture de mes écrits la plus agréable possible. Je trouvais dans la rédaction de ce journal de quoi satisfaire le plaisir de l'écriture que je venais de découvrir et celui de la lecture inextricablement liés dans une certaine mesure puisque la relecture nécessaire pour l'épuration des fautes et diverses maladresses m'incitait à bien écrire, c'est là ce que j'entends lorsque je parle de « style » appliqué à ma modeste prose.

J'écrivais très souvent, le plus souvent possible en fait, notamment lorsque j'étais à l'internat, endroit propice s'il en est à la lecture et à l'introspection : je nourrissais mes cahiers grâce aux livres que je lisais, aux musiques que j'écoutais et dont je me plaisais à faire la critique, et j'y commentais en direct les matches de foot que je suivais discrètement au fond de mon lit en même temps à la radio (hé oui c'était la belle époque des Platini, Giresse, Tigana et compagnie et j'étais fan de Monaco et Nantes). Il ne s'agissait plus alors de m'insurger contre les méchants parents (l'internat fut d'ailleurs sur ce point salutaire pour eux comme pour moi) mais plutôt d'y dresser page après page le portrait de l'adulte que j'étais en train de devenir.

Lycée, université, entrée dans la vie active, les années passaient et le désir d'écrire persistait, je continuais donc à accumuler mes cahiers, selon un rythme variable selon mes disponibilités mais ne m'éloignant jamais de ce qui constituait une somme d'instantanés, différents reflets de mon être en des instants T.

Mais il fallut bien se rendre à l'évidence : au fil des dernières années les pages s'espaçaient de plus en plus, le rythme était de moins en moins soutenu, pour ne pas dire totalement relâché après la naissance de mon premier enfant. On dira que ce sont les vicissitudes de la vie qui font que les préoccupations sont ailleurs et que nos priorités sont différentes. Certes mon journal intime n'était pas une priorité au sens où on peut l'entendre généralement mais il faisait tellement partie de moi, il m'accompagnait depuis si longtemps que je ne pouvais me résoudre à l'abandonner purement et simplement, je ne voulais pas devoir y écrire un jour le mot « fin » : lâche que j'étais, j'avais laissé le quotidien s'en charger pour moi.

Et puis je ne sais pourquoi il y a quelques semaines j'ai été prise à nouveau par l'envie de revenir gratter ces pages qui m'attendaient sagement depuis...pfff, depuis des années ; car c'est peu dire que de l'eau était passée sous les ponts : je n'avais qu'à peine évoqué la première année de mon aîné lorsque je m'étais mis sur « pause » et entre temps deux autres enfants étaient venus grossir les rangs de la famille et par là même augmenter la charge de travail et de préoccupations qui pouvaient m'éloigner de mon journal. Prétextes que tout cela car il n'est quand même pas surhumain de pouvoir dégager quelques minutes pour écrire, il suffit pour cela par exemple de sacrifier une soirée télé...et connaissant les programmes, le sacrifice n'en est pas un, au contraire.

J'avais du temps à rattraper et des tas de choses à raconter, à tel point que j'avais fait une liste. Mais j'ai vite perçu l'inutilité de faire un récit plus ou moins exhaustif de tout ce qui s'était passé durant cette longue interruption : les choses viendraient naturellement au fur et à mesure de la relation de mon présent, et si tout n'était pas dit c'est peut-être que tout n'en valait pas la peine.

Je me suis interrogée sur les raisons qui m'ont poussée à replonger dans les cahiers et à reprendre cette vieille habitude. L'écriture de mon blog m'a laissé croire un moment qu'il y avait là un moyen de satisfaire mon envie d'écrire, mais j'en ai perçu les limites lorsque je me suis sentie touchée, contrariée par des commentaires de lecteurs passagers ne sachant pas toujours lire entre les lignes et prenant tout au premier degré, je me suis vue dans l'obligation de faire de l'auto-censure, ce que je n'avais pas envisagé jusqu'alors et qui me déplaît fortement.

Et puis je dois avouer aussi qu'à plusieurs reprise j'ai eu honte de mon écriture car tout simplement je ne la pratiquais plus, alors je me suis soudain mise à regretter le contact de la plume sur le papier, ce glissement délicat tellement plus harmonieux que le bruit du clavier, surtout lorsqu'on se met à taper dessus frénétiquement après la disparition inopinée de tout un paragraphe. Rien ne vaut la technique manuelle, et tant pis s'il y a parfois quelques ratures, cela donne un cachet plus artisanal et puis cela entraîne le cerveau à davantage de réflexion : quand on sait que l'on ne peut pas effacer en appuyant sur une simple touche sans doute fait-on plus attention à ce que l'on écrit, on tourne sept fois sa plume entre ses doigts avant de coucher les mots sur le papier.

Je réapprends donc à écrire, et je me demande comment j'ai plu me passer si longtemps de ce plaisir. Vous me direz que contrairement à mon blog je ne suis pas lue. Hé bien tant mieux, car ainsi aucune censure. Je ne crois pas que le plaisir d'écrire réside nécessairement dans la possibilité d'être lu. C'est du reste ce que disent les écrivains qui n'ont aucun succès...

 


 

 
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